Et pUis MeRdE...
vendredi, 30 mars 2007 Ã 19:49
A Anna GAVALDA.
Des lignes valent parfois mieux que des courbesÂ…. Merci.
ET PUIS MERDEÂ… Chapitre 1 : Le pied gauche.
Un nouveau jour commence, et le bonheur contrairement à moi reste couché… Première constatation : A l’aube d’un nouveau jour je n’ai plus de slip au parfum printanier dans mon armoire à linge. Retour sur la prestation de celui de la veille, puis rapide introspection sur une éventuelle rencontre potentielle. Mon cervelet et lent, m’envoie une réponse sans appel - Bimbo dans tes rêves, rencontre du troisième type possible dans la réalité. J’opte donc pour l’attitude gardons nous bien de nous séparer de notre slip de la veille. un rapide coup d’œil à la glace me laisse une trace cocardesque sur ma courge déjà bien mûre. Thiefaine à la radio me confirme que c’est la fin - « Tu as la splendeur d’un enterrement de première classe… » Dix minutes que je suis debout sur terre et j’apprends le décès accidentel de mes zygomatiques. Je surfe sur la vague du pitoyable depuis quelques temps. Oui je sais toi qui ne me connais pas tu serais même tenté de dire depuis quelques lignes. Je me gratte le crâne et j’enchaîne photos à l’appui, pellicules sur pellicules, mais voilà dans mon métier celui de l’écriture les photos ça n’aide pas, ça fait vraiment trop cliché. Du coup je n’ai gardé que mes vieilles pellicules que je frotte inlassablement sur ma tête et qui tombent sur la grande feuille vierge posée devant moi depuis trois quarts d’heure. C’est dans ces moments là que je sais que ma prestation cérébrale sera d’une grande qualité car non entachée de quelques conneries que ce soit. Je n’ai pas la classe de Guy Carlier c’est sur, mais bon je n’ai pas le même public non plus. Moi mes fans c’est un banc de poissons. Ils me regardent en se demandant ce que signifient les mots que je leur exprime et surtout quand arrivera enfin l’heure de la bouffe. Chaques fois que je leurs donne à manger je me demande à quoi ils pensent. C’est vrai, imaginer un poisson qui bouffe du poisson 365 jours par an. J’ai beau leur annoncer le menu en bluffant tout les jours je me dis quand même que c’est une vie de chien la vie de poisson. Là je prend le grand tubes de paillettes pour starlettes des fonds marin aquariophile, j’ouvre le couvercle et avec la plus grande conviction du moment je dis « Soupe de crevettes et sa crême de sardines » les paillettes tombe en pluie fine sur le sol liquéfié de l’aquarium. Bubulle 1 et bubulle 2 se jettent sur la plus grosse paillette pendant que bubulle 5 attends qu’un gros flocon coule dans le fond…

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