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kenikoni...Le début avant la faim

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: Ajouté le 12/4/2008 à 18:25

THE KENIKONI SHOW



ChApItRe 1: Clara la nuit.

"Je sortais beaucoup à cette époque, j’aimais flâner dans ces endroits réservés à certains, à ces gens dérangés comme ils disent, je faisais pas mal de rencontres, avec des gens qui quelques fois touchaient mon coeur.
Je me rappelle, de ma plus belle expérience, c’était avec cet inconnu,dans cet ascenseur en partance pour le septième ciel…je me rappelle de son odeur, de ses caresses et de l’engueulade du concierge de l’immeuble au retour sur terre, pour avoir monopolisé le bien commun de cette copropriété mal baisée.
Je suis blonde, et plutôt pas mal foutue, ce qui n’a pas été toujours le cas. Plus jeune je ne pouvais vraiment pas me voir en peinture. Comme on dit avec ‘les copines’ « j’avais la face de profil », et une tartine de boutons que même le téléviseur spaciotronique de mon père en serait tombé jaloux.
Je suis blonde et j’ai de belles courbes qui affolent la boite à dard de tous ces cons de mâles qui n’arrêtent pas de me reluquer le cul ; en même temps j’avoue j’aime me sentir désirée, regardée, c’est assez nouveau pour moi. J’aime être l’objet de toutes les attentions et lorsqu’un jeune homme s’approche de moi sans me faire peur, en douceur, lorsque sa première phrase esquisse sur mon visage un sourire discret, le garçon à marqué un point dans ma boite à coeur. J’aime que l’on ne me force pas à sortir de ma cage, qu’on ne m’enchaîne pas, je veux vivre libre, j’ai des rêves d’enfant, je songe, je pense, et j’essaie de vivre ma nature sensible loin du bruit des canons, des insultes et des regards.
Je suis blonde mais pas conne, l’autre soir un grand garçon éméché c’est approché de moi en voulant m’embrasser. Ce n’était ni le moment, ni l’endroit, ni le reste… mais lui insistait lourdement quitte à faire quelques choses qu’il regretterait. Il m’a dit, "je sais lire dans tes yeux, je te comprends fait moi confiance", mais moi la confiance elle m’a fuit le jour ou je suis née, alors je ne lui ai pas fait confiance à ce gros con effrayant et je me suis cassée jusque dans ma loge en courant, en pleurant.
Je suis blonde et plutôt mignonne, mais lorsque la soirée se termine,lorsque les sunlights n’éclairent plus mon visage, que les sons cessent simplement de m’entourer, de respirer je redeviens le jeune homme brun à la nature différente complexé par le regard écrasant des gens qui jugent, je redeviens le jeune homme aux mille rêves de gosse non réalisés."

"merci"

ChApItRe 2: L'AtOmIsAtIoN dE La mOuChE AqUaTiQUe.

Je sais pas si c’est d’avoir goûté la boite de wiskas du chien ou si franchement les émissions de Mireille Dumas ont un effet soporifique sur ma mirifique personne mais là tu vois je crois bien que je n’ai pas bien compris ce qu’a raconté la grande blonde aux olives avec ses propos douteux sur la virilité des mecs. Heureusement que l’on a ça pour nous…oui des poils au menton, et une paire de bacantes pour jouer aux gendarmes et aux voleurs avec une chipie ouverte aux jeux interdits, heureusement que nous les hommes ont peut encore crier « tu me les brises », cacher notre crâne chauve derrière nous ….Nan mais il ne manquerai plus que l’on soit obligé de passer à la manucure tous les deux jours, de se faire les bigoudis, les frisettes ou une mis empli...Nan mais,nous on revendique le droit de pas se laver tous les jours, de changer de chaussettes quand on veux et d’avoir des boutons sur le nez comme…HORREUR mais c’est quoi ce truc au dessus de mon tarbouif violacé ??? Vite il faut que je passe à la salle de bain me mettre une petite crème spéciale nuit que m’a donné ma maman.
Etendue sur le canapé comme un apollon recalé à l'examen je laisse transpirer ma graisse et je me gratte les couilles en pensant que la prochaine fois que ça m’arrivera il faudra que je songe à me laver les mains avant et après parce que de manger des cacahouètes grillées et surtout salées en même temps c’est franchement pas terrible pour l’épiderme et ma peau fragile…vite la crème allégée de maman.
Un coup d’œil sur le chien me rassure car bercé par le ronron de la téléochat …ah nan du téléachat il ne s'est pas encore rendu compte que Pierre Bellemare présente la dernière révolution internationale de ploubin ville le vieux, petite commune de 73 habitants dont 36 occupent déjà à temps complet le cimetière.
Emmitouflée dans un gros manteau bleu turquoise GESTRUD’ MINSOUPLE, une petite vieille de 87 ans aux verres plus épais que sa doudoune présente sa dernière réalisation …un slip en poil angora moulé à la louche.
Je sais pas à quoi ça peut bien servir de le mouler à la louche mais ce que je sais c’est qu’au prix ou Pierre Bellemare le propose je peux m’en acheter un camion des moules burnes fourrés à contre fort renforcés et à carcasse radiale doublées made in le pays du soleil levant.
Comme le chien ne semble pas plus ému à l’idée que son maître s’embourgeoise en achetant cette création, je décide de zapper la téloche sur Off . Il se fait tard, je passe devant mon téléphone, le décroche pour voir (enfin entendre) si le bip de la sonnerie me confirme qu’au moins France télécom à mon numéro dans son répertoire clients « et peut être amis », puis écoute mon message répondeur juste pour sublimer une fois de plus mon géni.
Une voix glauque et monocorde fait surface dans un profond bruit de fond « Bonjour vous êtes bien chez vous alors rester ziiiii…AAAAAHAHAHAH nan je déconne vous êtes bien chez JOE BIDOCHON alors laissez un »….
Quelle merveille, quelle beauté, quelle lucidité, quelle limpidité. Je suis content de cette annonce, tout juste un peu déçu que la fin soit coupée…mais je ne m’en lasse pas je dois dire.
Devant mon talent exceptionnel et généreux, je suis obligé d’éteindre la lumière tellement j’éclaire le monde de ma modeste personne…je suis un HOMME, un VRAI, UN PRIMATE PEUT ETRE MAIS UN HOMME…
Dans un généreux élan guttural je rote pour faire valoir la loi du plus fort…
Un petit tour par la salle de bain pour me badigeonner le tarbouif avec ma petit crème à l’aloe vera et hop je coupe ma boite à idée pour terminer la soirée.

 

CHAPITRE3 : La table au profil atomique.

 

3h57… les yeux éclatés, je cherche dans le noir le gros bouton rouge pour arrêter le buzzer, qui buzzzzz, et qui me rend vert.
D’un geste aléatoire j’appuie sur le bouton OFF de mon réveil, et commute mon cerveau sur la position ON.
Un œil s’ouvre, l’instant d’après le deuxième, et là c’est le drame… je sombre de nouveau dans le monde des songes au milieu de sirènes délicieuses, là avec mon chien croquette, ici entrain de vendre de la farine à Kate Moss ou bien par là en m'agitant devant ma glace avec du rouge à lèvre, me voici maintenant en pyjama à fleurs entrain de faire des bras d’honneur avec bonheur à mon patron hargneux, fiévreux, boutonneux, haineux…
Là sa voix envoûtante me chante à l’oreille…
« On ira, ou tu voudras quand tu voudras…et on s’aimera encore » ma pilosité s’hérisse.
3h59…En sursaut je m’éveille de nouveau…

 

Joe Dassin tourne en boucle sur chérie FM.
Beurk une nouvelle journée commence.

 

CHAPITRE 4 : LES OISEAUX A GRANDE DENTS

JÂ’ai un travail. Oui je sais par les temps qui court cÂ’est bien. En fait jÂ’ai eu de la chance car ce jour là je n'en cherchais pas. JÂ’accompagnais juste un copain ex boucher charpentier maçon pour une formation reconversion dans la coiffure. Il devait en avoir pour dix petites minutes mais deux furent suffisantes pour le recaler.

A la question sur les bigoudis, il avait séché mais sans seche cheveux...et puis il y avait sa calvitie naissante.

Je le revois à la sortie du bureau attristé entrain de me regarder avec sa coupe à la Fonzie sur le devant

 

et à la kojak sur le derrière.

 

 

 Moi jÂ’ai pensé cÂ’est vraiment nÂ’importe quoi, est ce que la face des gens compte tant que ça dans un métier ? Si cÂ’est le cas la dame du guichet de la poste en bas de chez moi devrait faire tueuse à gage.
CÂ’est à ce moment là que le professeur Sinok sÂ’est approché de moi avec ses gros carreaux qui débordaient, et sur sa chemise et sur ses lunettes et mÂ’a dit :
« Vous cherchez quoi ? »
J’ai répondu « moi… rien. »
« Et bien ça tombe bien, ne cherchez plus et signez là. »
Il m’a tendu un stylo, et comme j’avais trop pensé huit lignes plus haut, j’ai signé sans trop réfléchir et sans savoir que ma vie de chômeur s’arrêterait à cette ligne, enfin plutôt à la suivante parce que celle d’en haut j’avais pas envie. Point.

 

CHAPITRE 5 : LÂ’ESPRIT DU CORNICHON

Mon nouveau travail consiste donc à donner du travail à ceux qui nÂ’en ont pas. Depuis six mois, Je suis toujours là de bon matin parce que je suis motivé et aussi sûrement parce que je m'emmerde vraiment chez moi. JÂ’aime bien mon bureau, il est grand, vaste, lumineux, avec des plantes vertes pour la déco, et un tableaux de dominique de Villepin entouré des présidentes dÂ’honneur octogénaires et nonagénaires de la maison de retraites des chrysanthèmes lors de la fête des fleurs à l'Astique sur glandieu.


Le but de mon job c'est de trouver des clients motivés pour aller bosser tous les matins. Je suis une sorte de chasseur de tête, moi,et j'aime autant te dire de suite, je les repère de loin ceux qui cherchent à mÂ’embrouiller, les tricheurs de carrières, les pas sincères, les malhonnêtes, les profiteurs, les resquilleurs et tous les autres. JÂ’ai juste à les regarder pour savoir ce quÂ’ils valent.
Tiens, l’autre jour j’ai reçu Polo, tu sais mon pote du début de l’histoire.
Il venait pour faire une formation dactylo. Mais tu crois que je l’ai pas vu venir avec ses gros doigts, un boucher charpentier qui veut finir dactylo, j'ai de l'expérience, c'est louche.
Il a eu beau me supplier, mÂ’implorer me dire que son RMI ne suffisait pas à nourrir ses nombreuses bouches Ã  la maison, je nÂ’ai pas cédé, jÂ’ai des responsabilités moi et ça les amis ils ne veulent pas comprendre.
Depuis il ne me parle plus, ni tous mes autres amis qui sont venus me voir d'ailleurs. Heureusement j'ai toujours mes poissons.

(euh lui je crois bien qu'il a mangé un chat...)

 

CHAPITRE 6 :Les gouttes dÂ’eau javellisantes .

Ce qu’il y a de bien dans mon entreprise, c’est la femme de ménage.
C’est une petite dame d’une grande cinquantaine d’années d’origine indo marocaine, adorable et consciencieuse qui fait bien son travail.
Tout irait pour le mieux dans le meilleure des mondes si nos rapports ne nous obligeaient pas à communiquer tous les deux et là comme souvent c’est le drame.
Ce jour là je suis donc tranquillement assis à mon bureau à compter le temps qui passe pour savoir si les secondes ajoutées aux minutes finissent bien par former des heures lorsque la femme de ménage arrive avec tout son équipement.
Bien élevé je tente un bonjour et engage une conversation à sens unique en ces termes :
« Ah ben moi aujourd’hui c’est calme… »
ce à quoi la brave dame me répond
« l’soi y a moin d tr..vouail »
Immédiatement ma machine à fabriquer des neurones en agite un (…sûrement pas le meilleure, mais bon les autres sont allés à la piscine) et lui demande une traduction instantanée. Le petit pois travaille, décrypte et arrive aux résultat suivant : le soir il y a moins de tramway
Interloqué par cette drôle d’idée je bafouille
« Des tramways, euh je ne sais pas ! »
Ne comprenant pas ce que je lui dit elle n’insiste pas et c’est dans l’incompréhension la plus totale qu’elle referme la porte.
Je reste là seul avec ma conscience inconsciente à attendre le retour de ma matière grise qui ne tarde pas à me suggérer lumineusement que tout simplement la dame à la serpillière voulait peut être dire « le soir il y a moins de travail »

(activité maximum)

 

CHAPITRE 7 : Intronisation de la percée unique et stratégique.

Je ne te l'ai peut être pas dit mais je suis célibataire. Ah c'est pas que je n'aime pas les fifilles, nan c'est juste que je suis trop timide pour leur parler alors je me suis mis à l'internet pour me dérider et ce qui devait arriver arriva, je fis la connaissance d'une fille. Las cette première fois pour moi fût un échec parmi les nombreux de ma courte vie.

La demoiselle s'appelait Magy, on s’était rencontré sur un coup de tête malencontreux lors de notre première fois.
Il était donc tout naturel que cette deuxième tentative n’aboutisse pas à un coup de foudre.
Il faut dire que mon cœur s’était sauvé à l’ouverture de la porte par la demoiselle, et qu’une fois à l’intérieur il ne me restait plus que deux options…finir les petits-fours et me casser, ou bien jouer à janot lapin…

 et me casser.


A ce stade lecteur attentif que tu es, il faut que je t’explique un truc. J’ai un ami qui me connaît bien ;
Chaque fois quÂ’il me voit, il me lance :
«Alors ça va le pointeur ? »
Cette phrase qui pleine de sous-entendus se rapporte au jeu de boules m’a longtemps fait réfléchir, car en effet dans l’expression tu pointes ou tu tires, je préfère quand même être le tireur que le pointeur, et je dois bien l’avouer, les aléas de la vie mon plus souvent amené à pointer…qu’a tirer.
Reprenons donc un petit-four, et essayons l’espace d’un instant d’imaginer que malgré l’ambiance agréable et bleutée, le string blanc de la meetic girl et l’alcool aux parfums de fruits rouges, je n’ouvrit pas le feu. Le drapeau en berne, le petit soldat rentra à la garnison.
Fin de la guerreÂ…

 

CHAPITRE 8 ...Lévitation paranoïaque d'une asperge.

Mon monde ne s'arrete pas à mon métier. Non il va bien au delà. Après une rude journée de boulot et alors que beaucoup rentrent à la maison retrouver l'amour de leur vie pour se faire des mimis tout doux et mielleux..moi je me retrouve en contemplation universelle avec moi même.
C'est très agréable de se retrouver face à soit même et de voir ce que les autres ne peuvent pas voir eux, puisqu'ils ne sont pas moi (tu suis là ou tu dors?).

Oui je sais lecteur à la pensée érectile tu penses que dans cette extase personnifiée j'en profite pour assouvir en cachette des pulsions de mâles en liberté.... et bien non.
Laisse moi d'ailleurs te dire tout de suite que ce n'est pas parce que toi tu es érotiquement attiré par ma nature au demeurant charmante que moi aussi j'aspire à me masser le salsifie devant un sketch de Bourvil.
La tactique du gendarme avec ses menottes ne suffisant pas à exciter mon neurone le plus pervers, je reste de marbre à toutes propositions même les plus alléchantes sauf celle ou les mots se mêlent aux chiffres.
Tout cela pour dire qu'aujourd'hui après le boulot et comme tout les soirs depuis que le temps à décidé de m'octroyer de longues soirées de monotonie avancée,  je rentre à la maison me matter les chiffres et les lettres...mon émission préférée.
Et ce soir c'est dans une ambiance de folie c'est à dire moitié verveine, moitié biscuits "thé de Lu" que l'on se casse la tête les spectateurs et moi même, pour savoir qui de Jean Luc Assec ou de madame Gislaine Grogourdin trouvera le mot de la fin...
Les secondes s'écoulent, et tous le monde se liquéfie dans le public lorsqu'au moment ou le dong retentit madame Grogourdin annonce avec onze lettres.
"PENETRATION"...

Un silence hertzien envahit alors pendant quelques secondes le plateau de France vieux avant qu' Armand jamaud n'annonce solennellement
"Ah mais désolé ça ne rentre pas..."
Ecoeuré Bernard Henri Lévi prend possession de ma télécommande et me transporte jusque sur  ARTE ou le journaliste de la chaine à neurones commence son reportage par

"comme vous le savez tous la levrette et la femelle du lévrier. J'acceuille maintenant Rocco Sifredi pour en parler".

On est là nous les rikiki Sifredo à contempler le molosse qui se ballade nu sur scène en se disant que la caméra ça grossit toujours trop. Le problème c'est que dès que Monsieur se décide à passer Ã  l'acte on s'aperçoit vite que le grossissement est tel, que ça dépasse de l'écran.

Un zoom sur les olives de Mr "pas tout le monde" nous rappelle qu'il est 19h...c'est à dire  l'heure de l'apéro.

Ecoeuré par cette nature inégale, on est vert mais on sort le jaune et les cahouètes pour se remonter le moral.

 

CHAPITRE 9 Les tribulations d'un mec pas net sur le net.

 

Moi je suis un fan d'internet, tous les jours depuis dix ans je fais un saut dans mon univers virtuel. Un petit clic sur ma boite mail me rappelle tous les jours que la publicité est une amie qui me veut du bien. L'autre jour je suis tombé sur un site du nom de FACEBOX. L'annonce pub disait vous êtes seul à la maison??? rester le mais avec des amis virtuels partout dans le monde.

Bien que le monde ne m'interresse pas, j'ai quand même fait un effort pour trouver une petite poulette dans mon village d'un millon d'habitants. 

Après un mois de clics et surtout de claques je me suis demandé pourquoi je n'arrivais toujours pas à rencontrer des gens sympas étant moi même fort sympathique.
La faute à mes gouts littéraires douteux, et à ma prose pas assez poetique selon "casse-noisette du 9.3".
La faute aux autres "o" grand Kéni, m'a dit ma conscience passagèrement agitée.
mais tu vois, des fois j'ai des doutes sur la sincérité de ses propos....Un, parce que primo, je ne suis pas grand MOI et que deuxio, plus d'une fois elle m'a déjà plantée là, en se cassant avec ses copines "les idées noires" me laissant tout seul avec moi même et une bande de lascars encagoulés dans une ruelle bien sombre.


Enfin toujours est-il qu'il était nuit et que je rentrais fatigué d'une journée de ski et d'un passage chez mémé qui m'avait pris successivement pour son frère, l'abbé pierre et aussi monsieur le directeur.
Conscient que le monde virtuel ne m'attendait pas j'avais quand même mis ma cap de Mr super invisible et giclé mémé entre les chiffres et les lettres.

Là devant le compteur à visite de mon facebox, le chiffre zéro s'étalait en long en large et en travers sur mon écran, et alors que je me décidais à aller faire du vélo dans mon canapé devant le tour de France, "Rabibougri 348" de Casablanca se pencha sur  ma page et ni ses 72 printemps ni son invit à venir passer l'hivers là bas n'eurent raison de ma démotivation, et puis qui allait s'occuper de mes poissons panés hein?
Ma décéption fut encore plus grande de voir que ni pépita213 ni sous_le_soleil47 ne m'avaient envoyé un petit message pour prendre de mes nouvelles...certes c'était ainsi depuis 12 ans mais comme l'espoir fait vivre et que j'avais décidé de continuer à vivre, et bien je continuais à espérer.
A la recherche de quelqu'un perdu de vue j'appelais dans la foulée Pradel pour qu'il m'aide dans ma quête à trouver une éventuelle conquête prête à vivre une histoire débile et sans intérêt pour la vie entière. Mais devant le peu de dévouement de cet excellent journaliste, je décidais de partir dans les méandres du net poser mon coeur sur la première personne qui viendrai visiter ma page...un signe du destin pensais-je.
"pcsp34" cliqua alors sur ma fiche.

Agé de 30 ans, et de sexe masculin, ce n'était pas du tout la petite fleur que je cherchais, mais bon par sympathie je cliquais sur sa fiche en surveillant mes arrières lorsque dans un élan élancé surgit pierre bellemare à la radio...Enervé par cette apparition brutal du héros préféré de ma mère au même titre que clit is found (dixit ma mère) je décidais d'arrêter ma radio.

Lorsque tout à coup ,pour se venger de ma réaction, Pierre Bellemare dans un bain de sang sanglant, coupa le courant de mon quartier en même temps qu'il changea l'ambiance de cette paisible petite aventure en récit terrifiant.

La radio se ralluma comme par magie et une terrifiante histoire commença...

cachez vos enfants.

CHAPITRE 10

Minuit,
Seul, enfermé au milieu de moi même dans cette pièce trop petite.
je cherche l'issue...
Mes idées trop acides rongent mon cerveau,
Les veines tranchées j'attends que l'ombre de la mort plane sombrement sur mon coeur déjà froid grâce à toi.
La douleur de mes maux, s'aiguise sous mes mots,
Je crêve là, de cette vie trop fade, trop misérable, trop seul
uNe iNcAnTaTiOn eT uN pEu De tIsAnE mAgIqUe pLUs LoiN...
et les démons de Kénikoni hantent mon monde,
ça grouille de mauvais esprits, de peur, de haine, de rage
La folie se lie follement à mon âme,
il me semble que le temps s'est arrêté
Un long fleuve rouge coule le long de mes veines jusque sur le sol
on entend le flic floc de mon
hémoglobine
qui coule entre mes mains,
Ma vie m'échappe
cette fois je crois,
c'est la fin...
je ferme les yeux,
le diable m'appelle par mon prénom
Il EsT En rObE dE cHaMbRE,
Un gRanD nAiN eSsAiE dE tIrEr sUr La cHaInE qUe j'Ai aUtOuR dU cOu,
pOuR m'ArRaChEr à La tErRe,
iMpOsSiBLe
Et PoUr CaUsE, jE sUiS aU pLaFoNd sCoTcHé.
jE gObE uNe mOuChE aVeC mA LaNgUe,
pUiS jE LèChE l'AmPoULe aVaNt dE La cRoQuEr
dU SaNg bLeU cOuLe dE mEs LèVrEs
eT s'éTaLe sUr cEtTe cAmIsOLe tRoP sErRéE...eT TrOp rOsE,
DiX dOiGtS Se pRoMeNeNt sEuls DaNs mOn MoNdE vIrTuEL,
MeS iDéEs dAnS Le DéSoRdRe nE rEsPeCtEnT pAs l'OrDrE De mOn CeRvEaU.
IL fAuT pOuRtAnT QuE j'AcHeTe dU PaIn pOuR fAiRe dEs gAufReS...
iL FaUt QuE j'éCrIvE uN tRuC cEnSé uN jOuR La nUIt.
eT pUis jE dOiS eNcOrE mE fAiRe uNe pIqUrE Au pAiC cItRoN pOuR aVoIr dEs vItAmInEs JuSte pOuR tE dIRe qUe tReNte AnS aPrEs jE t'....
A ce moment là la porte s'ouvre...
Je sursaute...
les yeux collés, la face de profil je me relève...
Grodio le surveillant entre et gueule
"A la soupe mon gars..."
Cette putain de camisole et trop serrée, et la soupe aux choux pleines de cachetons pour me rappeler qu'il n'y a pas que pour plastique Bertrand que ça plane...
mais qu'est ce que tu veux ici c'est mon chez moi, j’y habite depuis dix ans déjà.

Kénikoni
8 juillet 2035.
Asile de Sainte Espérance.
Schizophrénie: Psychose délirante chronique caractérisée par un autisme, une dissociation, un délire paranoïde, et générant une perturbation du rapport au monde extérieur.

 

CHAPITRE 11: Concept du génie modeste.

 

Quoi c'est toi qui a écris ça? nan mais ça va pas, c'est trop bizarre s'écria ma mère considérant que le génie de mon oeuvre n'arrivait pas Ã  la hauteur de la célèbre marque de lessive du même nom qui lave sans frotter les chemisiers et aussi les slips de mon père depuis maintenant 30 années.

Lecteur je dois donc t'informer que pour ne pas décevoir maman la suite de l'histoire va donc redevenir plus calme et sereine. 

 

En me levant ce matin, je savais que cette journée serait extra-ordinairement pas pareil que celle de la veille.
Déjà le matin j'étais parti au boulot en pantoufles ce qui avait suscité un étonnement prononcé de la part de mon chef, Jacques Labotte.
A midi j'avais oublié mon repas et pour accomoder le tout, mon portefeuille ce qui m'avait valu de me taper deux ramettes de papier au lieu du super mille-feuilles qui était resté trankilou à la maison vautré dans le frigidaire.
Mais le comble fut lorsqu'en me connectant sur ma boite à face, je vis une visite...ouiiiiii une...et pas celle de mamie Nova 103 spx, que je connais bien maintenant...nan une nouvelle visite.
Apres avoir parfumé mon revers de veste du dernier "brise océanique spécial cuvette en bois" je cliquais donc aveuglément sur la fiche de fée51...attiré par une quelconque clochette, conquis par un chiffre connu de mes papilles. Elle avait mis des photos de son chien en page 1,2,3,4,5 et une d'elle cachée ...derrière son chien.
Ma première réaction fut de ne pas en avoir...histoire d'attendre une seconde réaction qui ne vint pas plus que la première. Immobile devant ce profil de face je contemplais cette page.Comme tout les garçons avaient félicité cette jolie fille je préférai engager la conversation par une approche beaucoup plus traditionnelle et tout aussi constructive en vue d'un échange nourrit dans un proche avenir. c'est ainsi que de ma plus belle écriture c'est à dire en Arial black je lançais d'une voix douce et sensuelle
"Tu as un superbe clébard...Moi aussi j'aime bien les annimaux, j'ai des poissons panés"

Conscient de mon inconscience, j'attendis dans un silence de mort une réponse qui au milieu de la brise levante n'arriva pas...
Le vent força le respect jusqu'a ce que plus aucune réponse ne puisse plus jamais me parvenir...de féé51.

...là, las, après un stand by de dix huit mois je me décidais à lacher l'affaire.


 

 

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18/4/2007 - j'ai encore un truc à dire...

Posté par Diane la diaphane
euh... ben moi aussi j'ai des super pouvoirs d'invisibilité... sauf que je ne le savais pas avant ce soir... bon ben je vous laisse chercher comme dans les chiffres et les lettres le moyen de lire mon commentaire précédent... hi hi hi! 
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18/4/2007 - ...des chiffres et des lettres pourse prendre la quequette, euh... pardon, la tête ?

Posté par Diane la diaphane
SUPERINVISIBLE => "je reste de marbre à toutes propositions même les plus alléchantes sauf celle ou les mots se mêlent aux chiffres."
euh... j'ai été autrefois une meetic girl, je me surnommais Lotus746 parce que le pseudo Lotus tout court était déjà pris, et vraisemblablement les 745 précédents aussi, cela me démangeait mais j'ai jamais osé lancé un avis de recherche afin de trouver un Boeing 747 pour faire des aller-retours en des contrées Siffredisiaques, je me suis dit, pour trouver l'homme de ma vie, ça fait un peu trop 666, alors je m'en suis tenue... à ne rien (me) mettre dans mon annonce vu que je n'avais pas d'autre inspiration que le 69, car ayant trop côtoyé des personnes (tordues) à l'esprit lubrique, j'avais l'esprit mal tourné. Mais cela me rassure, à ce que je lis, je ne suis pas la seule...

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